LIVRAISON GRATUITE POUR LES COMMANDES DE PLUS DE 50 $
Précédent
Image du produit précédent

Polo Ocean 2.0 Helly Hansen – léger, séchage rapide et UPF 50+

Le prix initial était : 44,80 €.Le prix actuel est : 13,44 €.
Suivant

VIETNAM – RECETTES ET VOYAGE

Le prix initial était : 31,95 €.Le prix actuel est : 9,58 €.
Image du produit suivant

REVUE RELIEFS N22 NUAGES

Le prix initial était : 19,90 €.Le prix actuel est : 5,97 €.

UGS : PVXHI635188 Catégorie :
Image du badge de confiance

Description

Description

L’avis du Vieux

Publiée sous forme de collection annuelle, Reliefs est la première revue dédiée aux grands voyageurs, aux aventuriers d’hier et de demain, et à la nature.

N24 NUAGES: Pour un droit des nuages, parMathieu Simonet.

À une époque où nous nous sommes habitués à débattre sur des sujets clivants, avec conviction et sur des temps relativement courts (de quelques secondes à une centaine de minutes, par exemple en publiant un commentaire sur les réseaux sociaux ou en participant à un débat), serait-il possible de renverser ce triptyque du clash, de la certitude et de la rapidité par trois nouvelles boussoles : la douceur, le doute et la lenteur ?

Au lieu d’attirer l’attention par une forme de violence, on la capterait par de la poésie. Plutôt qu’être entendu, on apprendrait à écouter. Et enfin, il y aurait un temps pour débattre et un autre pour prendre position. Ce changement de paradigme est-il une utopie ? Peut-il produire des effets efficaces ? En tant qu’ancien avocat, convaincu de l’utilité du principe du contradictoire, je le crois. C’est d’ailleurs ce que je souhaite démontrer avec la «Journée internationale des nuages», qui est une action poético-politique.

Chaque 29 mars, tout le monde est invité à s’allonger sur l’herbe, à regarder les nuages et à écrire ce qu’il voit. Plus de 5 000 personnes sur cinq continents ont déjà participé à cette«pétition poétique». J’ai posé pour principe que cela nous donnait une légitimité pour réfléchir collectivement à un droit des nuages, c’est-à-dire à un encadrement ou à une interdiction de l’«ensemencement des nuages» (technique qui vise à accélérer le processus de pluie en utilisant par exemple de l’iodure d’argent).

Cette réflexion soulève des questions épineuses. Certes, il pourrait y avoir un avantage à ensemencer les nuages pour lutter contre la sécheresse ou la grêle, mais ces techniques sont-elles efficaces ? Peuvent-elles créer un conflit géopolitique ? Les produits utilisés sont-ils dangereux ? Influencer les nuages a-t-il un impact négatif sur le climat ? Il serait illusoire de penser que ces questions appellent des réponses simples. Compte tenu de la rareté des études sur le sujet et de l’impossibilité de comparer deux nuages, nous devons composer avec le doute. Par ailleurs, nous devons comprendre que le droit des nuages est vierge. Il reste donc à inventer.

Certes, une convention de l’ONU de 1978 interdit d’ensemencer les nuages pour en faire une arme de guerre, mais elle n’a toujours pas été ratifiée par la France. Par ailleurs, il n’existe aucune restriction dans un contexte civil : chacun est libre de poser sur son terrain un«générateur au sol» pour que de l’iodure d’argent s’évapore dans les airs.A minima, cette technique de l’ensemencement devrait faire l’objet de trois règles : premièrement, toute tentative de maîtrise des nuages devrait être conditionnée à une autorisation préalable fondée sur des raisons légitimes ; deuxièmement, elle devrait être associée à des études d’impacts, transmises gratuitement à la communauté scientifique ; troisièmement, la fréquence des ensemencements et la quantité des produits utilisés devraient être limitées, conformément au principe de précaution qui a valeur constitutionnelle.

En parallèle de ces règles d’utilisation, il est important de penser à la protection des nuages. On peut par exemple militer pour qu’ils entrent au patrimoine mondial de l’UNESCO. On pourrait aussi s’inspirer des initiatives qui visent à donner une «personnalité juridique» aux fleuves, et accorder cette émancipation aux nuages, qui pourraient ainsi être partie à un procès. D’objets, ils deviendraient donc des sujets de droit. Bien sûr, cela poserait des questions techniques, par exemple : qui pourrait parler au nom d’un fleuve ou d’un nuage ? Selon moi, il conviendrait d’instituer l’équivalent du parquet (le «ministère public»), qui peut s’exprimer dans un procès au nom de la société. Sur le même modèle, il serait précieux d’inventer un «ministère naturel» capable de parler au nom de la nature.

Lire la suite

Avis

Il n’y a pas encore d’avis.

Soyez le premier à laisser votre avis sur “REVUE RELIEFS N22 NUAGES”

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Panier d’achat

0
image/svg+xml

No products in the cart.

Continuer vos achats